L'agilité utilise traditionnellement la métaphore suivante pour expliquer les relations et les interactions entre les développeurs et les clients :

Une poule et un cochon sont ensemble. La poule suggère : « Ouvrons un restaurant ensemble! » Le cochon y réfléchit et dit : « Et comment allons-nous appeler ce restaurant?» La poule de dire : « Coco-bacon! » Le cochon de répliquer : « Pas question! Je serais totalement engagé dans cette entreprise, alors que tu serais seulement impliquée! »

Scrum en déduit que les « poules » ne peuvent dire aux « cochons » comment faire leur travail et la métaphore s'arrête sur le refus du cochon. Je propose de continuer ensemble l'histoire, histoire d'imaginer ce qu'il peut se passer après et cette fois c'est la poule qui à le choix :)

La poule : «J'ai besoin de ce restaurant, rassure toi, il n'y aura qu'une dizaine de couverts par service". Le cochon réplique: « Il n'en n'est pas question ! Je serais totalement engagé dans cette entreprise, alors que tu serais seulement impliquée! c'est donc normal qu'il s'appel "au bon bacon" »

c'est à ce moment là que la poule, comme souvent choisit de prendre la pilule bleue...

La poule : «tu as gagné, j'ai besoin de ce restaurant, j'accepte qu'il s'appelle "Au bon Bacon" ».

Le cochon : «j'accepte le nom et ça tombe bien mon métier c'est le bâtiment, par contre vu la qualité de tes oeufs, tu vas avoir un grand succès, il faut prévoir grand dès le début du chantier, je dis ça parce que j'ai du métier, si tu fait agrandir après, ça te coutera beaucoup plus cher, il faut prévoir au moins 500 couverts».

Le cochon commence par appeler ses copains architectes, ils creusent les fondations, bâtissent.

Puis, le projet prend du retard (une histoire compliqué entre la taille du tourne broche et le système d'évacuation, une question de dynamique des fluides, le cochon est ravi de l'expliquer avec moult équations à la poule). Ca va couter plus cher que prévu, le cochon explique au poulet qu'il faut qu'il vende quelques plumes pour finir le restaurant.

Le cochon est toujours rassurant, «Ca coutera tjrs moins chers que si tu avais du faire agrandir suite à la forte affluence qu'il ne manquerait pas d'y avoir à l'ouverture» . Le cochon surenchéri, "Et grâce à notre mode de fonctionnement, nous avons pu voir le problème bien avant l'ouverture du restaurant, on à évité le drame».

La poule est toujours rassuré, la méthode de travail du cochon est optimum, il peut voir l'avancée du restaurant chaque semaine, il voit le matériel installé petit à petit, à chaque nouvelle machine il vérifie bien qu'elle fonctionne, qu'elle se connecte avec les autres et qu'elle sera très utile le jour ou les clients seront là pour de vrais.

Puis viennent les frais de personnels, puis les normes de sécurités, mais comme dit le cochon «Tu comprend avec 500 couverts, il faut du monde pour exploiter ce restaurant».

Puis viennent les frais d'assurances.... La poule finit par être totalement plumé, mais le cochon est toujours rassurant, le restaurant fonctionne parfaitement et dès l'ouverture, il pourra vendre des omelettes pour récupérer ses plumes.

La poule effectue la recette de fin de chantier, sans surprises grâce à la merveilleuse méthode du cochon (qui à bien montré que le matériel est testé régulièrement).

Tout va pour le mieux, le restaurant est magnifique, l'euphorie est à son comble, il signe, finit de payer ce qui lui reste à payer ouvre le restaurant et... attend ses premiers clients....

Mais elle peut aussi choisir la pilule rouge :

Et s'exclamer « C'est n'importe quoi "Au bon bacon", le seul moyen de faire du lard c'est de te tuer... Voyons tu ne va pas finir sur un croc de boucher ! Pas de ça chez moi ! On va l'appeler le palais de l'oeuf, par contre il nous faut un cuisinier, tu en connais un ?»

Le cochon répondit penaud «Non, mon métier c'est le bâtiment», il se séparèrent.

La poule se mit en quête d'un cuisinier et elle en rencontra un... La poule : «Bonjour, J'ai des oeufs, tu sais cuisiner, j'aimerai ouvrir un restaurant, mais nous n'avons pas d'outils, comment faire ?». Le cuisinier ne s'offusqua pas, il savait que la Poule avait encore beaucoup à apprendre sur son métier, il répondit simplement : «fait moi confiance, c'est mon métier».

Le cuisinier pris un oeuf, il le prépara avec ce qu'il avait à disposition, des herbes sauvages qu'il savait choisir et le fit cuire grâce au soleil, puis le rapporta à la Poule.

La poule : «le résultat à l'air bien appétissant, faisons le gouter à un client !». Ils trouvèrent un fin connaisseur en oeufs, il gouta, fut très content, en voulu d'autre. Le cuisinier, en professionnel, lui demanda ce qu'il pouvait faire pour que cet oeuf soit encore plus à son goût.

Le client lui répondit «Hum voyons, ce que j'ai par dessus tout, c'est les oeufs durs et ils sont plus pratiques à transporter, vous comprenez je travail dans la ville d'a coté et ce serait merveilleux de pouvoir avoir de tels oeufs pour mon déjeuner !».

Le cuisinier répondit, : «Nous pouvons tout à fait le faire, comprenez que cela nous demande quelques investissements, pourriez-vous vous engager à nous en acheter chaque jours pendant 1 mois et nous faire une avance, en échange nous vous faisons l'oeuf dur au même prix que l'oeuf que vous venez de gouter ?».

Ils se mirent d'accord.

Le cuisinier et la poule ont pu investir dans le nécessaire pour faire des oeufs durs, ils ont choyer leur premier client qui c'était investit dans le développement de leur affaire et au bout de quelques semaines, ils ont commencer à sympathiser.

Le client un jour leur demanda simplement «alors comment vont les affaires ?». Nos deux compères soupirèrent «on est en phase de développement, on est prêt à grandir, il nous faut plus de clients».

Le client surpris, s'écriât «ha bon ? c'est amusant ça, par ce que mes collègues au travail sont très jaloux de mes magnifiques oeufs que je mange le midi, si vous voulez, je peux vous inviter à la pause déjeuner pour faire un évènement dégustation, je suis sur qu'ils vont les adorer».

La poule et le cuisinier ont eu régulièrement de nouveaux clients, vécurent heureux et prospèrent, durablement car ils n'oublièrent jamais que leur métier était de nourrir leurs clients, pas de faire de l'immobilier.